Dans le Rapport 2026 sur la traite des êtres humains publié par le département d’Etat américain, Taiwan confirme pour la 17e année consécutive sa présence parmi les pays qui luttent le mieux contre ce fléau, indique le ministère de l’Intérieur, à Taipei.
Parmi les 188 pays et territoires évalués dans le rapport, Taiwan figure parmi les cinq seules nations de la région Asie-Pacifique classées au niveau 1, aux côtés de l’Australie, de Singapour, de la Corée du Sud et des Philippines. Le Japon demeure au niveau 2, tandis que Hongkong est rétrogradé au niveau 3 et que la Chine reste également à ce niveau.
Selon le rapport publié le 8 octobre, les autorités taïwanaises ont continué d’obtenir des résultats significatifs et constants dans la lutte contre la traite des êtres humains au cours de la période examinée. Parmi les exemples cités figurent l’enquête, les poursuites et la condamnation d’un plus grand nombre de trafiquants, l’identification accrue de victimes ainsi que la modification de la réglementation visant à mieux protéger les équipages non taïwanais des flottilles de pêche hauturière.
Le rapport formule huit recommandations à l’intention de Taiwan, allant de la réforme du droit du travail – pour permettre aux travailleurs migrants de changer d’emploi en cours de contrat sans l’accord de leur employeur – à une meilleure identification des victimes parmi les personnes les plus vulnérables à la traite des êtres humains, en passant par le renforcement de la formation et de la collaboration entre les organismes compétents.
La ministre de l’Intérieur, Liu Shyh-fang [劉世芳], a déclaré que la traite des êtres humains constitue un crime transfrontalier et une grave violation des droits de l’homme. L’évaluation positive contenue dans le rapport témoigne du succès de la stratégie gouvernementale de protection des droits de l’homme, articulée autour de quatre axes : les poursuites judiciaires, la protection, la prévention et le partenariat, a-t-elle ajouté.
Liu Shyh-fang a souligné que le gouvernement accordait une grande importance à ce rapport annuel. Le ministère de l’Intérieur collaborera avec les ministères et organismes concernés pour élaborer rapidement un plan d’action de lutte contre l’exploitation pour la période 2027-2028, afin de répondre aux questions soulevées dans le rapport du département d’Etat américain, a précisé la ministre.